Le débat
Le livre de Patrick d’Humières « le développement durable va-t’il tuer le capitalisme ? » appelle plusieurs questions :
Il y a d’abord celles que l’opinion se pose naturellement :
- Le capitalisme vit une crise importante qui mobilise de nombreux responsable : est-ce que le capitalisme va sortir réformé de cette période ?
- Diriez vous que le mouvement du développement durable qui avance, va contribuer à changer les pratiques des entreprises et des marchés en général ?
Il y a les questions plus précises que se posent élus, chefs d’entreprises, responsables, citoyens engagés : est ce les engagements internationaux qui se prennent aujourd’hui vont s’appliquer progressivement mais suffisamment vite et sérieusement pour orienter les productions et les échanges ? est-ce que les secteurs économiques vont jouer le jeu en se mobilisant aux côtés de la Société pour faire évoluer les pratiques sans créer des ruptures et des distorsions ?
Et plus globalement, comment allons nous inventer cette « eco-croissance » dont nous avons tous besoin, sous toutes les latitudes, pour découpler le développement tant nécessaire de ses prélèvements sur la planète ? A quand une organisation mondiale de l’environnement, travaillant main dans la main avec l’OMC, la FAO, l’OMS et les nations, pour dégager de nouvelles règles du jeu économiques ? Est-ce du rêve, de l’impossible et naïf espoir, ou le chemin politique à créer ?
N’hésitez pas à poser vos questions et à débattre dans les commentaires !

Ce qui serait surtout à surveiller, c’est le vaste jeu de redistribution des responsabilités qui est en train de prendre forme. S’il faut gérer les conséquences des activités humaines, sur qui va peser cette charge ? La question n’est donc pas simplement économique, mais aussi pleinement politique. Il commence à y avoir des réflexions en ce sens du côté de la science politique, par exemple : http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/02/16/traduire-nos-responsabilites-planetaires/
Deux questions très différentes me viennent à l’esprit :
- la première concerne l’importance d’une consommation locale et les pratiques « protectionnistes » qui pourraient en découler : ces deux démarches me semblant en contradiction idéologique. Comment y répondre ?
- la seconde concerne la récupération rapide et « efficace » de la RSE par les grandes entreprises, et l’éloignement d’un développement durable remettant l’homme au centre des préoccupations (l’entreprise au service de l’homme et non l’inverse …) : le discours change davantage que les actes … Il n’y a qu’à regarder les pratiques sociales des entreprises s’affichant socialement responsables …
Derrière tout ça, des relations de pouvoir et des peurs figent les situations. A quand des réflexions réellement critiques dépassant les discours de bonnes intentions ?