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		<title>Le point de vue d&#8217;un industriel : Denis BRUNEL</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 15:35:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[ 1 &#8211; Je ne suis pas du tout d’accord avec les termes de « crise du capitalisme », de « refondation du capitalisme » etc… Même notre Président qui a surfé sur cette vague, l’a en fait abandonnée (y croyait-il ? Je pense que non).
a)     Il y a eu une crise dans le capitalisme et non une crise du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> 1 &#8211; Je ne suis pas du tout d’accord avec les termes de « crise du capitalisme », de « refondation du capitalisme » etc…</strong> Même notre Président qui a surfé sur cette vague, l’a en fait abandonnée (y croyait-il ? Je pense que non).<img class="alignright size-medium wp-image-252" title="one dollar airplane" src="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2010/02/Fotolia_2371680_XS-300x226.jpg" alt="one dollar airplane" width="300" height="226" /></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">a)     Il y a eu une crise dans le capitalisme et non une crise du capitalisme</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">b)    Il ne va pas y avoir de refondation mais des régulations.</p>
<p style="text-align: justify;">Des tonnes de littératures ont été produites sur la crise.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">- Personne ne propose de système qui puisse concurrencer le capitalisme et la libre entreprise et tous les pays du monde viennent peu ou prou au capitalisme (même Cuba évolue !)</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">- La crise est venue de 3 facteurs :</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">a) Le populisme de Clinton qui avec l’aide de Greenspan a mis en place un système (subprime) à la fois démagogique et non contrôlé (de même en France avec la CMU, l’AME etc … systèmes généreux mais sans prévoir au départ les contrôles indispensables : on peut faire vite et démagogique ! les réalités se vengent).</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">b) L’abondance de liquidités générées en grande partie par le système monétaire international qui permet tous les excès aux USA ;</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">c) L’absence de régulations et de contraintes sur toute une série de sujets (normes comptables, contrôle des banques, paradis fiscaux etc…)</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois que l’on va progresser doucement et lentement sur le point c) même si Obama très lié aux grandes banques avance peu : avoue que cela ne comporte aucune remise en cause du capitalisme. Le point b) n’est pas prêt d’être réglé !</p>
<p style="text-align: justify;">S’ajoutent à cela deux questions spécifiques mais très importantes :</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">- La Chine : on l’a admise à l’OMC sans aucune des contreparties réelles qu’il aurait fallu exiger : leur monnaie , le respect droit des marques et des brevets, les règles environnementales et sociales (on est dans ton sujet). Sur ce point c’est le capitalisme ultralibéral qui a triomphé (tandem Bruxelles-OMC) : on n’a pas fini de le regretter.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">- L’Union Européenne : la création de l’euro ne s’est accompagnée d’aucune véritable instance économique de contrôle, de diagnostic et de régulation. Ceci, tout simplement parce qu’en 1997, la France a été très maladroitement provocatrice vis-à-vis de l’Allemagne. Il ne fallait pas parler de « gouvernance économique » ou de « contrôle de la BCE » et commencer par un organe léger de coordination et de mesure qui aurait pu être accepté par l’Allemagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela a été raté et aujourd’hui nous le payons durement (cf problèmes de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne etc…)</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier sujet me semble malheureusement « plombés » pour longtemps et va jouer dans les difficultés futures. Sur le second, l’Allemagne évolue mais nous aurons perdu beaucoup de temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2 – Sur le social et l’environnemental</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien sur, je vois bien, les thèmes porteurs en ce domaine, toutefois je préconise de rester très sérieux et de ne pas se laisser influencer par le climat ambiant Il faut se rappeler que Colette disait <em>« la mode, c’est ce qui se démode »</em></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">a) Socia</span>l</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Je crois (hélas !) que précisément nous sommes les champions du social en France (protection contre les licenciements, retraite, SMIC, protection sociale etc… etc…). Le résultat est notre compétitivité médiocre (l’Allemagne a procédé à de vastes réformes et est, elle, très compétitive : on en a en ce moment confirmation).</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Donc faisons mieux mais n’en rajoutons pas !</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">b) Environnement</span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Très bien pour tout ce que tu écris mais la caractéristique générale de beaucoup de contribution sur le sujet est de nier toute idée de progrès (certains prônent même le retour en arrière vive les diligences !).</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Par exemple sur le Co2, d’immenses progrès technologiques sont possibles et même probables. Personne ne sait dire lesquels et quant mais ils arriveront mais il y en aura :</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">- Stockage du Co2, filtration du Co2 sur les principaux sites émetteurs</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">- Stockage de l’électricité (ce qui permettrait de rendre plus compétitives certaines énergies propres)</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">- Moteurs « propres » : on n’en est qu’au début : véhicules électriques, pile à combustible, nouvelle génération de bio carburants etc.</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">- Nouvelle génération de centrales nucléaires (résolution du problème des déchets) etc… sans parler d’ITER.</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">- Utilisation de l’énergie des mers (marées, courants, gradiant de température) etc, etc…</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci pour dire, sur cet exemple précis du Co2, que de grands progrès techniques sont probables et qu’il ne faut  pas s’engager sur 20 ans comme si aucun progrès n’allait arriver. Il en est de même de nombreux sujets écologiques. Il n’est pas douteux que l’on saura ce qu’il en est des OGM : dangereux ou pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Denys BRUNEL</strong></p>
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		<title>L’image reflètera toujours la façon dont l’opinion ressent la contribution de l’entreprise à l’intérêt général</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 10:08:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les idées en débat]]></category>

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		<description><![CDATA[L’avancée vers « le modèle durable » ne laisse pas indemne la communication d’entreprise. Il faut revisiter la conception manipulatrice d’une communication d’entreprise utilisée pour éviter d’affronter ses insuffisances ou ses publics.
L’image d’entreprise n’a cessé de régresser depuis vingt ans, de façon inversement proportionnelle aux investissements effectués. La tentative de mythification des entreprises n’aura pas résisté aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-242" src="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2010/01/ecocapitalisme_business-meeting.jpg" alt="" width="188" height="151" />L’avancée vers « le modèle durable » ne laisse pas indemne la communication d’entreprise. Il faut revisiter la conception manipulatrice d’une communication d’entreprise utilisée pour éviter d’affronter ses insuffisances ou ses publics.</p>
<p style="text-align: justify;">L’image d’entreprise n’a cessé de régresser depuis vingt ans, de façon inversement proportionnelle aux investissements effectués. La tentative de mythification des entreprises n’aura pas résisté aux coups de butoir du réel, pour trois raisons simples : l’information par tous ses canaux devenait plus forte que la communication, d’une part et d’autre part, les émetteurs ne cessaient de dire le contraire de ce que le public observait part lui-même. Et par-dessus tout, les entreprises ont toujours privilégié la cible financière de leur expression publique, s’exposant par là-même à toutes les contradictions. « C<em>omment se fait-il que nous soyons si peu aimés, alors que nous faisons tant de bien ? » </em>est une interrogation du Président de Shell restée célèbre. Après avoir fait croire qu’elle était la solution de tous les maux sociétaux, la communication est devenue un des points de vulnérabilité principaux des firmes. On en sortira en considérant que les actes convainquent plus que les belles images et en acceptant le système médiatique comme il est, pour y prendre sa part d’émetteur crédible, sachant que le dernier mot appartient désormais au récepteur.</p>
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		<title>Vidéo de la conférence de presse du 15/01/10</title>
		<link>http://www.ecocapitalisme.org/2010/01/18/video-de-la-conference-de-presse-du-150110/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 18:02:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme annoncé dans un article précédent, le livre &#171;&#160;Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ? &#160;&#187; a été présenté vendredi 15 janvier aux journalistes.
Ci-dessous, un montage reprenant les points forts de la présentation du livre au cours de la conférence de presse :

Le livre est maintenant disponible en librairie et vous pouvez bien sûr [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comme annoncé dans <a href="http://www.ecocapitalisme.org/2010/01/15/presentation-a-la-presse-du-livre-le-15-janvier-2010-ecocapitalisme-patrick-dhumieres/" target="_blank">un article précédent</a>, le livre &laquo;&nbsp;<strong>Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ? </strong>&nbsp;&raquo; a été présenté vendredi 15 janvier aux journalistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ci-dessous, un montage reprenant les points forts de la présentation du livre au cours de la conférence de presse :</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="225" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8813346&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="225" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8813346&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=00ADEF&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Le livre est maintenant disponible en librairie et vous pouvez bien sûr l&#8217;acheter en ligne via <a href="http://www.maxima.fr/index-fiche-387-Le-developpement-durable-va-t-il-tuer-le-capitalisme-.html" target="_blank">Maxima.fr</a> ou <a href="http://www.amazon.fr/developpement-durable-va-t-il-tuer-capitalisme/dp/284001629X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1259316582&amp;sr=8-1" target="_blank">Amazon</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">N&#8217;hésitez pas poser vos questions et à <a href="http://www.ecocapitalisme.org/ecocapitalisme-debat-patrick-dhumieres/" target="_blank">participer au débat</a> !</p>
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		<title>Sondage Opinion Way : Les français, le développement durable et le capitalisme</title>
		<link>http://www.ecocapitalisme.org/2010/01/18/sondage-opinion-way-les-francais-le-developpement-durable-et-le-capitalisme/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 09:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentaires sur le sondage Opinion Way

 
Pour les français, le développement durable améliore le capitalisme plus qu’il ne le remet en cause, mais les acteurs économiques  leur semblent encore loin de jouer le jeu…
Sondage Opinion Way réalisé sur un échantillon de français début décembre 2009, à l’occasion de la sortie du livre de Patrick d’Humières, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Commentaires sur le sondage Opinion Way<br />
</span></strong></h3>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour les français, le développement durable améliore le capitalisme plus qu’il ne le remet en cause, mais les acteurs économiques  leur semblent encore loin de jouer le jeu…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sondage Opinion Way réalisé sur un échantillon de français début décembre 2009, à l’occasion de la sortie du livre de Patrick d’Humières, « le développement durable va-t’il tuer le capitalisme ? ». </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N’hésitez pas à passer en mode « plein écran » pour visualiser les résultats du sondage ci-dessous :<br />
</strong></p>
<p align="center"><object style="margin:0px" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="355" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=lesfranaislecapitalismeetledveloppementdurable2-100115063632-phpapp01&amp;rel=0&amp;stripped_title=les-franais-le-capitalisme-et-le-dveloppement-durable" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="margin:0px" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="355" src="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=lesfranaislecapitalismeetledveloppementdurable2-100115063632-phpapp01&amp;rel=0&amp;stripped_title=les-franais-le-capitalisme-et-le-dveloppement-durable" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">1) Les principaux résultats du sondage OW :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">&gt; Les français sont partagés sur le fait que la crise est en train de changer le système économique et, majoritairement (48%),  ils ne sont plutôt pas encore convaincus que le changement soit en cours (52%)</p>
<p style="text-align: justify;">&gt; Un bon nombre (41%),  considère que les entreprises vont dans le sens du développement durable, alors qu’ils sont 80% à penser le contraire s’agissant des marchés financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">&gt; Pour autant, ils jugent largement le développement durable comme un progrès et non comme un danger pour le système. Ils sont près de deux tiers à avoir confiance dans la capacité du capitalisme à s’améliorer, ce qui peut être considéré comme une vraie demande de « croissance durable ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">2) le commentaire de Patrick d’Humières, auteur du livre « le développement durable va-t’il tuer le capitalisme ? » (Editions Maxima, mis en librairie le 15 janvier 2010) :</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’écart est frappant entre des acteurs économiques</strong>, jugés hésitant en matière de développement durable, <strong>et une opinion très consciente des progrès à faire</strong>, pourvu que le système continue de croître !</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogés au moment du Sommet de Copenhague, les français se déclarent très largement convaincus <strong>(68%) que le développement durable constitue un progrès pour le développement économique</strong>, ce qui signifie a contrario qu’il ne constitue pas, à leurs yeux, un danger ou une rupture vis-à-vis d’un système qui nourrit largement la prospérité des uns et les aspirations des autres. Une telle réponse traduit de l’optimisme, de la confiance dans l’économie de marché – un déni des problématiques planétaires diront les esprits militants – et l’envie de voir le système perdurer en s’amendant. Cette reconnaissance d’une  croissance qui peut être «  durable », de la part d’une population très exigeante quant à l’applicabilité des changements à faire, en termes de justice et de perspectives, résonne comme une espérance dans un contexte animé par de très fortes tensions. Ce que corrobore le sentiment très partagé sur <strong>l’impact de la crise puisque 48% des français – quand même- pensent qu’elle va changer le système. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le scepticisme reprend vite le dessus quand on demande aux français de juger l’attitude des acteurs économiques. <strong>Les français sont partagés sur l’intégration du développement durable par les entreprises, encore qu’un taux positif de 48% au bout d’une décennie d’efforts constitue un score très méritoire pour l’industrie</strong>. Il n’en est pas du tout de même à l’égard du système financier puisque<strong> 80% de nos concitoyens pensent que les marchés financiers ne font rien dans le sens du développement durable.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour mieux comprendre, on notera que ce sont les actifs et les électeurs de droite &#8211; c&#8217;est-à-dire la population la plus sensible aux intérêts économiques a priori &#8211; qui ressentent le plus l’implication des acteurs, les autres ne la voyant pas ou ne voulant pas y croire, à ce stade. <strong>La crédibilité de l’engagement des acteurs économiques reste un problème, qui n’est pas nouveau mais qui peut être amené à les pénaliser dans le futur proche.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La principale conclusion de cette enquête, cohérente avec d’autres observations comparables, est que <strong>le changement, jugé nécessaire et inévitable, viendra plus des gouvernants et de la Société que des acteurs économiques, aux yeux de l’opinion.</strong> C’est tout l’enjeu des politiques de développement durable : vont-elles continuer à être subies par « le business » pour l’essentiel, et donc plus imposées que négociées, ou vont-elles être reprises et portées par les acteurs économiques, en réponse aux attentes perçues. Le paradoxe de cette interrogation ne manquera pas de frapper : ce sont les acteurs économiques qui ont le plus intérêt à une transition douce vers la croissance durable qui semblent les moins engagés alors que les opinions sont aujourd’hui convaincues que la croissance doit être plus durable mais qu’il ne faut pas casser le système !</p>
<p style="text-align: justify;">Comme toujours, il faut aller chercher les vérités dans le sens commun de la Société : <strong>les opinions perçoivent désormais la nécessité d’infléchir le mode de croissance  mais elles ne veulent pas qu’on leur impose des solutions régressives ou perçues comme telles.</strong> Les acteurs économiques devraient saisir cette fenêtre de réalisme qui s’est faite jour, pour passer des « accords de progrès ».</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Présentation à la presse du livre le 15 janvier 2010</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 13:09:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Présentation du livre &#171;&#160;Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ?&#160;&#187; ce matin à la presse.
Préface de J-H. Lorenzi, président du Cercle des économistes : « derrière le titre provocateur, l’auteur analyse les changements en cours dans les relations fondamentales entre l’entreprise et la Société et fait des propositions pour montrer ce que pourrait être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Présentation du livre &laquo;&nbsp;<strong>Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ?</strong>&nbsp;&raquo; ce matin à la presse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Préface de J-H. Lorenzi, président du Cercle des économistes</span> : « derrière le titre provocateur, l’auteur analyse les changements en cours dans les relations fondamentales entre l’entreprise et la Société et fait des propositions pour montrer ce que pourrait être un « éco-capitalisme » issu de la crise actuelle »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><img class="alignleft size-full wp-image-39" src="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2009/11/livre_DD_capitalisme1.png" alt="" width="149" height="230" />La thèse du livre </span>:</strong> un basculement s’est produit dans l’économie contemporaine, du fait d’une prise de pouvoir progressive de la société sur les marchés. Cette évolution induit une tension forte avec les entreprises, lorsqu’elles restent dans des schémas d’offre et de pouvoir traditionnels. De fait, elles sous-estiment encore largement les enjeux collectifs (climatiques, énergétiques, sociaux…) qui sont devant nous. Elles veulent croire que la sphère économique et la sphère politique sont distinctes comme on l’a enseigné, à tort, pendant des décennies. Elles ont du mal à bousculer les modèles de production traditionnels pour prendre des risques d’innovation dans des services qui redistribuent les conditions d’accès et affaiblissent des rentes.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la « croissance durable » &#8211; devenue aujourd’hui une demande universelle et collective &#8211; change la façon dont les entreprises doivent être conduites et leur relation avec la Société, car il s’agit de mieux répondre à la demande des parties prenantes ou des régulateurs. Cette « croissance durable »constitue pourtant une formidable opportunité de sortie de crise. Les entreprises doivent saisir cet appel à «  l’adaptation sociétale » et ne pas le craindre ou hésiter car elles ont tout à gagner à aller vers ce qu’on peut appeler un « éco-capitalisme » et à innover pour réduire leur coûts, changer leur process énergétique et donner plus de place aux droits humains etc…  Et ce d’autant que la leçon de Copenhague est que les changements viendront moins d’en haut, par la norme, que d’en bas, par la demande et le marché.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sondage Opinion Way réalisé à la mi-décembre 2009 confirme la demande générale d’un aménagement du système économique à travers le Développement Durable . L’opinion y voit une source de progrès nécessaire et non de rupture inquiétante.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>N&#8217;hésitez pas à passer en mode &laquo;&nbsp;plein écran&nbsp;&raquo; pour visualiser les résultats du sondage Opinion Way.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><object style="margin:0px" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="355" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=lesfranaislecapitalismeetledveloppementdurable2-100115063632-phpapp01&amp;rel=0&amp;stripped_title=les-franais-le-capitalisme-et-le-dveloppement-durable" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="margin:0px" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="355" src="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=lesfranaislecapitalismeetledveloppementdurable2-100115063632-phpapp01&amp;rel=0&amp;stripped_title=les-franais-le-capitalisme-et-le-dveloppement-durable" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De façon plus précise</strong>, en adoptant une vision constructive et non alarmiste de la situation, la contribution de ce livre est de montrer que la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) est beaucoup plus que ce qu’on croit souvent – un alibi pour l’image : c’est <span style="text-decoration: underline;">un levier fondamental pour faire entrer l’intérêt général dans la gestion des marchés</span>. Ce n’est pas une nouvelle communication d’entreprise mais une clé de la régulation contractuelle entreprise-Société.</p>
<p style="text-align: justify;">-	Il démontre la <strong>montée inéluctable des dispositifs de « régulation durable »</strong> (fiscalité écologique, péréquations riches/pauvres, principe de précaution…) en dépit des apparences et des échecs ou retour en arrière qui jalonnent l’actualité quotidienne de ce sujet.<br />
-	Il reconnaît <strong>l’échec de l’auto-régulation</strong> de la part des entreprises et la nécessité de faire entrer les comportements  progressivement dans des référentiels négociés et universels<br />
- Il annonce <strong>une « nouvelle RSE »</strong> qui verra le jour au sein des politiques publiques, autour de trois considérations :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Ne <strong>pas se situer sur le terrain moral mais sur celui de l’économie</strong>, en se rappelant que la RSE est  d’abord l’intégration des « externalités négatives » ; la « création de valeur durable » passe par le chiffrage de cette réintégration.</li>
</ul>
<ul style="text-align: justify;">
<li> Ne pas décréter ce qu’il faut faire ou non mais inciter à contracter des progrès avec les <strong>parties prenantes</strong> et les Etats pour faire entrer dans la décision économique les attentes de la société civile. Cela débouche toujours sur des innovations porteuses, clés de l’adaptation nécessaire des modèles</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Mettre des incitations car il ne peut y avoir de RSE sérieuse hors d’une  politique contractuelle à trouver avec les acteurs publics</strong>; ce ce qui change la façon de faire du lobbying ou d’organiser la fiscalité.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Deux faits d’actualité justifient l’intérêt de ce livre</strong></span><strong> </strong><strong>:</strong></p>
<p style="text-align: justify;">a)	Dans le contexte français, nous avons un rendez-vous important dans le cadre de <strong>la loi Grenelle 2</strong> qui est la question de la gouvernance (articles 82 et 83), en débat à l’Assemblée dans les semaines qui viennent. La question est de savoir si on va reconnaître que la RSE a une place au cœur des politiques publiques et  inciter à une logique générale de transparence au sein des rapports de gestion des entreprises (cf. amendement Pancher, article 83).</p>
<p style="text-align: justify;">b)	Va-t-on  installer dans le contexte européen un régime original d’encouragement à la RSE, qui pourrait faire suite aux consultations en cours, afin de donner un cadre à notre modèle social, harmonisant de nombreuses législations prises en ce sens par les Etats membres. C’est d’autant plus utile qu’une norme ISO 26000 définit désormais universellement la RSE.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le livre contient à ces sujets une proposition fondamentale</strong> qui devrait faire son chemin dans les années à venir : <span style="text-decoration: underline;"><strong>la «  facilité ouverte de rémunération sociétale ou FORSE   »</strong></span> qui serait un mécanisme négocié de modulation de l’IS accordé aux entreprises attestant des résultats significatifs en RSE, en cohérence avec la stratégie nationale de Développement Durable. Il y a une logique économique à cela et c’est la bonne façon de reconnaître les efforts des entreprises vertueuses par rapport aux autres. L’adaptation du modèle passe par cette mesure qui peut limiter le dumping social et environnemental qui ruine le mouvement de mondialisation en cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Le livre de Patrick d’Humières fait le lien entre les réflexions macro-économiques qui animent les débats sur l’après-crise et la réflexion micro-économique, au niveau de l’entreprise, qui fixe le rôle des acteurs économiques dans l’adaptation et la gestion du modèle, si on veut inventer cette « croissance durable » qui sera le défi de ce siècle.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Il faudra revisiter les dogmes et ne pas craindre les changements de modèle</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 17:35:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les idées en débat]]></category>

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		<description><![CDATA[L’institution entrepreneuriale peut sortir meilleure de cette mutation imposée. Le métier de chef d’entreprise aussi. A condition d’arrêter de considérer qu’une contrainte sociale est anti-économique ou qu’une avancée économique est forcément positive en soi.
Est-il plus mal d’avoir à analyser désormais les substances chimiques avant de les mettre sur le marché et d’y substituer d’autres quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-213" src="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2010/01/changement.jpg" alt="" width="203" height="203" />L’institution entrepreneuriale peut sortir meilleure de cette mutation imposée. Le métier de chef d’entreprise aussi. A condition d’arrêter de considérer qu’une contrainte sociale est anti-économique ou qu’une avancée économique est forcément positive en soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-il plus mal d’avoir à analyser désormais les substances chimiques avant de les mettre sur le marché et d’y substituer d’autres quand elles sont nuisibles ? Est-ce si problématique pour le développement de la téléphonie mobile d’avoir à négocier certaines conditions d’installation de ses antennes, pour éviter des risques et des dommages qu’on peut prévenir ? Est-ce la fin du progrès pharmaceutique s’il faut négocier très tôt avec les assureurs les produits qu’ils attendent pour améliorer la gestion durable de la santé ? Est-ce moins bien pour les constructeurs automobiles dont la vocation est de faciliter notre mobilité individuelle, si les ménages n’ont plus deux voitures en ville, s’ils partent en vacances en train et si on repense leurs besoins de transport ? Est-ce la vocation des énergéticiens de vendre de plus en plus d’énergie ou seulement celle dont chacun a besoin, quand il en a besoin ? Est-ce dommageable pour les entreprises de produits de bien-être ou d’entretien, si elles doivent inciter à moins consommer d’eau, à plus recycler ? Le rôle des entreprises alimentaires est-il de vendre pour vendre ou d’améliorer la nutrition et la santé à la fois ? Etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces questions étaient iconoclastes, voire irrecevables, il y a peu. Elles sont au cœur des réflexions stratégiques des entreprises les plus avancées. Un modèle nouveau est en marche qui redonne plus que jamais sa vocation innovatrice et créatrice à « l’institution entreprise », en tant que fédérateur d’apports et d’attentes différentes qui peuvent se constituer en projet commun. Si la Société en fait partie, à travers l’écoute des parties prenantes, le respect de la règle et la co-construction de la régulation, « le contrat entrepreneurial » peut devenir l’une des clés aux problèmes de ce siècle. Nul ne peut encore affirmer ce qui sortira de cette crise, mais il est incontestable qu’un nouveau « contrat entre l’entreprise et la Société » émergera. La transition actuelle va consister à le définir en commun. La question posée est de savoir si les chefs d’entreprise y participeront activement, le freineront ou le subiront ? Si les entreprises affirmeront enfin leur rôle politique au meilleur sens du terme. Pas seulement pour sauver l’entreprise mais pour réaliser plus vite « un monde durable ».</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les acteurs publics ont aussi besoin d’entreprises qui se donnent du sens</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 10:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les idées en débat]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un schéma idéal, l’entreprise est reliée à l’intérêt public par une corde de rappel qui s’appelle la régulation. Elle ne se confond pas avec le bien commun, tel que la nation peut l’exprimer dans son système de valeurs, en disant le droit et en bornant l’action privée. Mais elle ne peut s’en éloigner beaucoup, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-204" src="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2009/12/entreprise.jpg" alt="" width="326" height="158" />Dans un schéma idéal, l’entreprise est reliée à l’intérêt public par une corde de rappel qui s’appelle la régulation. Elle ne se confond pas avec le bien commun, tel que la nation peut l’exprimer dans son système de valeurs, en disant le droit et en bornant l’action privée. Mais elle ne peut s’en éloigner beaucoup, sinon elle est rattrapée par l’opprobre ou la sanction. Contrairement à la thèse d’André Comte-Sponville qui nie toute fonction morale de la part de l’entreprise, celle-ci est attendue à l’intérieur d’un périmètre de valeurs partagées, que les lois et règlements n’expriment pas et n’imposent pas forcément clairement ou complètement. Les tenants d’un capitalisme amoral – et non immoral – font semblant de considérer que le monde économique subit passivement la réglementation. Rien n’est plus faux. La façon dont l’entreprise favorise ou défavorise les règles sociales la concernant, constitue un engagement moral et politique . « L’immoralité donne des munitions aux détracteurs du capitalisme et détruit la confiance dans l’économie de marché », a raison de lui répondre Henri de Bodinat. La régulation a en effet une dimension explicite qui est le cadre légal à un moment donné ; mais elle a aussi une dimension implicite qui est le cadre légal en cours de formation, celui auquel la Société aspire et qui n’a pas trouvé encore sa traduction institutionnelle, comme on l’a vu ces dernières années avec les questions de la diversité, de la protection de la biodiversité ou du marketing responsable etc… La question des droits humains, si sensible en occident, si insuffisamment prise en compte dans les pays émergents, reflète cette attente morale à l’égard de nos entreprises, dont le public s’estime solidaire en tant que consommateur ou employé et pas seulement en tant que citoyen. Et dont de nombreux chefs d’entreprise disent souvent qu’elle « n’est pas leur affaire ». C’est la même chose concernant les droits sociaux, la santé au travail ou le respect de l’environnemental. En s’institutionnalisant pour croître, la firme porte une exigence morale et politique de premier rang aux yeux de ses parties prenantes. La Société a tôt fait de la mettre en cause lorsqu’il y a conflits de valeurs. Elle réclame des entreprises engagées, alors que forts d’une indépendance acquise au sein d’un marché sans frontières, les chefs d’entreprise ne désirent que s’alléger de la contrainte externe ; ils n’ont pas vu venir l’extraordinaire boomerang que la société civile allait leur renvoyer, en voulant éviter de partager la gouvernance.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, ce fossé a commencé à se combler quand on dénombre les milliers d’entreprises adhérentes au Global Compact des Nations Unies, quand on regarde les rapports de responsabilité très empathiques qui se multiplient et les partenariats de toutes sortes qui se nouent entre les entreprises et les acteurs sociétaux, quand on lit les déclarations des chefs d’entreprises les plus engagés :  le manifeste du WBCSD* &#8211; cercle d’entreprises engagées dans le développement durable &#8211; déclare que « la mission des entreprises est de permettre à tous l’accès aux biens nouveaux, à des prix abordables, en participant à la résolution des enjeux du développement global, mis au cœur du projet de l’entreprise, de façon durable, sur le long terme, dans une logique de diversité reconnue et de bonne gouvernance, ouverte, suscitant la confiance… ».</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, cette vision de l’entreprise, devant s’assumer comme « une institution sociale privée », reste très minoritaire.  Rares sont les dirigeants à considérer que le projet d’une entreprise ne peut plus se limiter à mettre des biens et des services sur le marché à des conditions aussi bonnes que celles de son concurrent et à maximiser le capital investi, comme on l’a enseigné de façon répétitive pendant trente ans et que s’y ajoutent désormais la compatibilité et la solidarité avec « l’optimum collectif » de l’éco-système dans lequel ils interviennent.</p>
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		<title>Les chefs d’entreprise doivent proposer des « alliances avec la Société »</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 09:56:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les idées en débat]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore faut-il que les chefs d’entreprise conçoivent que cette réinvention de l’entreprise passe aujourd’hui par la Société, non par la Bourse, non par le marché seul. C’est certes un enjeu de modèle de régulation mais c’est d’abord le défi de la communauté économique, tant le projet de l’entreprise s’est abîmé dans la mondialisation et s’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-197" src="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2009/12/alliance-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" />Encore faut-il que les chefs d’entreprise conçoivent que cette réinvention de l’entreprise passe aujourd’hui par la Société, non par la Bourse, non par le marché seul. C’est certes un enjeu de modèle de régulation mais c’est d’abord le défi de la communauté économique, tant le projet de l’entreprise s’est abîmé dans la mondialisation et s’est décrédibilisé dans sa financiarisation. Nombreux sont ceux qui pensent encore que les lois doivent fixer le seuil minimum d’exigence, reflétant le pacte social du moment, et que c’est aux firmes de choisir la façon dont elles agissent, au-delà de quelques obligations minima, comme la non dangerosité des produits et la loyauté des relations commerciales, dans une compétition la plus ouverte possible. Ce dogme libéral vient d’exploser car les entreprises n’ont pas réussi à l’assumer convenablement. Le respect de droits politiques et sociaux majeurs, la sécurité des consommateurs, la protection des ressources naturelles, n’ont pas trouvé leur compte dans ce « cadre volontaire ». L’importance des enjeux collectifs contemporains – emploi, environnement, sécurité, équité, transparence…- ont partie liée avec la valeur créée, au-delà du prix et de la fonctionnalité du produit.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas d’un débat théorique car « la maison brûle » et l’éco-système humain » dispose de moins d’un demi-siècle pour régler ses urgences. Les enjeux créent des rapports de force qui mettent très vite l’entreprise en situation de vulnérabilité et sur la défensive. C’est ce que vivent les pétroliers, coincés entre l’ancien monde qu’ils représentent et les privilèges qu’ils en tirent, comme les constructeurs automobiles qui proposent une offre jugée décalée par rapport aux nouveaux comportements de mobilité ou encore les laboratoires pharmaceutiques qui misent trop sur la consommation en volume de leurs médicaments par ceux qui peuvent les payer. La génération actuelle de managers qui quitte les commandes a eu tendance à différer l’affrontement à cette problématique car elle ne parvenait pas à la comprendre. Issus de l’après guerre, porteurs d’une période de prospérité unique dans l’histoire humaine, les dirigeants économiques actuels se sont euphorisés à travers un modèle quantitativiste qui apparaissait linéaire, toujours plus prometteur et dont les difficultés ne justifiaient en rien qu’on le remette en question. Il faut dire que ce modèle n’a pas été ingrat avec eux ! « Le système avait raison puisqu’il marchait… ».</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les chefs d’entreprise doivent renouer avec le temps de la vision</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 11:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les idées en débat]]></category>

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		<description><![CDATA[Le frein est identifié : la communauté économique s’inquiète de ne pas retrouver les niveaux de croissance d’avant la crise et craint par-dessus tout que les changements à opérer modifient les règles de gouvernance, ouvrent des incertitudes, ajoutent des contraintes sociétales aux ruptures technologiques et à la pression concurrentielle mondiale, de façon plus déstabilisatrice que reconstructive. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2009/12/projet.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-190" src="http://www.ecocapitalisme.org/wp-content/uploads/2009/12/projet.jpg" alt="" width="264" height="208" /></a>Le frein est identifié : la communauté économique s’inquiète de ne pas retrouver les niveaux de croissance d’avant la crise et craint par-dessus tout que les changements à opérer modifient les règles de gouvernance, ouvrent des incertitudes, ajoutent des contraintes sociétales aux ruptures technologiques et à la pression concurrentielle mondiale, de façon plus déstabilisatrice que reconstructive. Elle est devenue conservatrice. Pour la première fois, l’entreprise subit et n’induit plus le changement dans la Société. Sauf de la part des start-up, des nouveaux joueurs innovateurs, des communautés créatrices qui réinventent une dynamique entrepreneuriale sur le terrain et qui vont « challenger » les joueurs frileux. Or, il suffit de regarder les tendances qui montent dans la Société, d’écouter les nouveaux acteurs qui comptent dans la décision sociale et de décoder les expériences qui marchent déjà, pour savoir que « l’entreprise post-crise » sera radicalement différente dans sa façon de poser sa finalité, de la gérer, de l’évaluer et donc dans son mode de fonctionnement interne.</p>
<p style="text-align: justify;">Les marques ont jeté des ponts entre les firmes et leurs produits, sur lesquels les consommateurs-citoyens-salariés-épargnants ne cessent d’aller et venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles cherchent aussi un nouveau souffle. La contribution au développement d’une Société mondiale qui veut allier progrès et solidarité, dans le temps et l’espace, est un levier formidable pour stimuler l’offre. La responsabilité n’induit pas le retour en arrière, tout au contraire. Tant pour des raisons conjoncturelles de sortie de crise que pour l’avenir, l’urgence est que les chefs d’entreprise entraînent leurs équipes autour de nouveaux objectifs de développement qui nous font entrer dans « la société durable ». Comme l’a démontré il y a un siècle, le Français Henri Fayol, l’un des pères du management, le rôle de la direction de l’entreprise est de veiller aux cohérences et aux équilibres entre les quatre publics fondateurs de l’entreprise, indissolublement liés.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ouvrons le débat sur l&#8217;éco-capitalisme</title>
		<link>http://www.ecocapitalisme.org/2009/11/26/bonjour-tout-le-monde/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 10:19:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick d&#39;Humières</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le modèle durable va l’emporter sur le modèle cynique, sous la pression de l’opinion, des consommateurs, des  salariés. Les entreprises qui gagneront au 21°siècle sont celles qui créeront le plus de « valeur durable » en lien avec la Société. 

Deux modèles d’entreprise sont aujourd’hui clairement en compétition:
- Le modèle cynique, à dominante financière, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le modèle durable va l’emporter sur le modèle cynique, sous la pression de l’opinion, des consommateurs, des  salariés. Les entreprises qui gagneront au 21°siècle sont celles qui créeront le plus de « valeur durable » en lien avec la Société. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ecocapitalisme.org/?page_id=160"><img class="alignleft size-full wp-image-157" src="http://company21.nextmo.prod.les-argonautes.net/wp-content/uploads/2009/11/Capture-d’écran-2009-11-27-à-16.05.52.png" alt="" width="327" height="340" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Deux modèles d’entreprise sont aujourd’hui clairement en compétition:</p>
<p>- Le modèle cynique, à dominante financière, qui a conduit à la crise et qui tente d’y survivre ; il a pour lui sa capacité à porter des innovations et à représenter un espérance de gain élevé pour  ceux qui ceux qui le maîtrisent mais il a contre lui toute la critique du système économique court termiste qui recherche la maximisation du capital au détriment des autres parties prenantes.</p>
<p>- Le modèle partenarial, qui cherche à équilibrer les intérêts de toutes les parties prenantes de l’entreprise (salariés, actionnaires, consommateurs et citoyens) ; il est plus complexe à gérer car il passe par des compromis sociaux. C’est celui que promeut le développement durable et qui s’affirme progressivement à travers les démarches dites de responsabilité sociétale.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette « guerre des modèles » va se renforcer car les intérêts en jeu sont importants.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les entreprises n’ont-elles pas perdues le pouvoir de décider ? En réalité la Société a fait le choix du modèle partenarial et tout va dans ce sens aujourd’hui pour ré-organiser les marchés et réguler l’économie face aux grands risques collectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un nouveau capitalisme – le capitalisme de parties prenantes »  ou eco-capitalisme &#8211; devrait sortir gagnant de cette mutation en cours.</strong></p>
]]></content:encoded>
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